J'ai récupéré ces suspensions sur une épave de DC2 la semaine dernière, mais les étiquettes sont totalement effacées par le temps et la crasse. Je galère un peu à identifier s'il s'agit d'une version d'origine ou d'une seconde monte un peu ancienne type Bilstein ou Koni. Si quelqu'un a déjà eu ce modèle précis entre les mains ou sait comment trouver les références gravées sous la rouille, je suis preneuse parce que je voudrais vraiment les faire refaire proprement avant de les monter sur ma caisse.
Est-ce que quelqu'un pourrait m'aider à reconnaître ce modèle de combinaisons filetées provenant d'une Integra Type R (DC2) afin d'envisager une remise à neuf ?
T'as essayé de gratter un peu la crasse avec de la laine d'acier fine ou du WD40 sur le corps de l'amortisseur ? Souvent y a un numéro de série ou une estampe frappée directement sur la bague inférieure ou près de la coupelle, même quand l'autocollant a totalement disparu. Si c'est du Koni ou du Bilstein d'époque, la couleur du corps (jaune ou noir) et la forme des gorges de réglage peuvent aussi aider à trancher.
Faut arrêter de chercher des miracles sous dix ans de boue si le métal est piqué en profondeur. Si c'est du matos rincé récupéré sur une épave, le coût d'une vraie réfection chez un pro va dépasser le prix d'un kit neuf entrée de gamme. Autant tout désosser direct et vérifier l'état des tiges avant de perdre son temps.
Plutot d'accord avec Pierre sur le fait de pas jeter l'argent par les fenetres si les tiges sont tordues ou marquées. Par contre, avant de tout benner, balance un coup de brosse métallique montée sur perceuse sur la partie basse du corps, juste au-dessus de la fixation de fusée. C'est exactement là que les fabricants frappent leurs numéros de lot à froid, même quand toute la peinture est partie. Si tu vois des reflets dorés ou un corps fileté en acier zingué avec une bague anodisée bleue ou rouge, cherche du côté des vieux kits Tein ou Zeal d'époque importés du Japon, c'était ultra courant sur les DC2 stock. Si c'est du Koni jaune, la gravure est souvent sur le flanc supérieur du tube.
Tu aurais des photos des brides de fixation inférieures et de la forme des collets de réglage ? Ça pourvoie souvent de précieux indices sur le fabricant, surtout si la visserie ou les coupelles ont gardé des marquages spécifiques d'usinage.
J'ai passé un coup de brosse douce et un peu de dégrippant ce soir en rentrant du boulot. Sur la bague inférieure, je devine péniblement des chiffres gravés à froid mais c'est hyper sombre, je vais essayer de faire une photo bien nette demain matin à la lumière du jour pour vous montrer ça. La coupelle est noire avec un écrou crénelé assez massif, ça ne ressemble pas vraiment à du Tein coloré. Je poste les clichés dès que c'est sec !
Merci pour toutes ces pistes, je vais tâcher de nettoyer ça aux petits oignons dès demain avec un bon éclairage. Que la Force soit avec mes bras pour sortir ces foutues vis rouillées, je vous tiens au courant avec les photos !
J'ai hâte de voir tes photos demain pour ces chiffres gravés à froid. Pour répondre à ton clin d'œil sur la force nécessaire, prépare plutôt une bonne dose de patience et une rallonge sur ton cliquet, parce que les vis de fixation sur les trains de DC2 après des années de rouille, c'est une vraie galère à débloquer sans y laisser un rein !
Perdre son temps à gratter de la vieille ferraille rouillée sans méthode ne mènera à rien. Autant regarder directement comment s'y prendre proprement pour démonter tout ça sans tout casser,
montre exactement la procédure à suivre sur ce genre de train arrière.
montre exactement la procédure à suivre sur ce genre de train arrière.
Même si la vidéo montre un cas d'école propre, sur une vieille épave rouillée la réalité est souvent bien différente et la boulonnerie finit par casser net malgré toutes les précautions.
C'est tellement vrai, les tutos vidéo montrent toujours des cas idéaux où tout se démonte en deux mouvements avec un cliquet standard 🛠️. En tant que responsable dans un centre de contrôle, je vois passer des caisses de passionnés tous les jours, et la réalité de la rouille sur des trains arrière japonais des années 90, c'est une autre paire de manches. 🚗💨
Entre les têtes de vis arrondies par des douilles inadaptées et les filets complètement soudés par l'oxydation, on finit neuf fois sur dix au chalumeau ou à la disqueuse. Si les chiffres gravés à froid dont tu parlais confirment une origine un peu noble type Showa option OEM ou un vieux kit adaptable de qualité, ça vaut le coup de s'acharner un peu avec de l'inducteur thermique. Par contre, si le métal est bouffé dans la masse au niveau des corps filetés, faut pas hésiter à couper pour éviter de plier un bras de suspension en forçant comme un sourd. Bon courage pour la séance photos, j'attends de voir ces fameux poinçons avec impatience ! 🔍📸
Faut pas non plus dramatiser systématiquement avec la chalumeau et la disqueuse dès qu'on voit un peu d'oxydation superficielle. En trempant les filets dans du bon dégrippant pendant vingt-quatre heures et en y allant avec un peu de méthode, on arrive souvent à sauver la visserie d'origine sans tout massacrer. Surtout sur des pièces qui viennent d'une Integra, ça vaut le coup de préserver ce qui peut l'être avant de tout envoyer à la benne.
Bon, après un bon nettoyage au WD40 et un brossage minutieux ce matin, j'ai enfin pu y voir plus clair sur ces fameuses gravures. Les chiffres sur la bague correspondent bien à une ancienne série Showa optionnelle de l'époque, donc pluttôt une belle surprise. Heureusement que la boulonnerie a fini par céder sans trop de casse avec un peu de patience, même si j'ai bien cru que j'allais y laisser mes bras. Je vais pouvoir voir pour les faire refaire par un pro, merci à tous pour les conseils sur l'identification !
Exactement.
Show suspenssion, c'est clairement le bon lot gagnant ! Comme quoi, avec un peu de patience et de la technique, le Côté Obscur de la rouille finit toujours par s'incliner.
Au final, entre les partisans du remplacement direct à cause de la rouille et ceux qui prônaient un nettoyage minutieux pour identifier les marquages Showa d'origine, on retiendra que l'acharnement a payé puisque l'authentification a pu être faite malgré l'état initial.
Bien joué pour le sauvetage, c'est clairement une super nouvelle pour le châssis. Refaire des Showa d'époque, ça se fait carrément bien et ça vaut largement le coup par rapport à du neuf bas de gamme.
Tant mieux si les amortisseurs sont récupérables, mais faut arrêter de s'enflammer sur la valeur de ces vieilleries. Même si c'est du Showa d'époque, une réfection complète par un pro va coûter un bras en joints et en main-d'œuvre, sans garantie que le corps ne fuie pas au premier gros appui sur piste.